I. Présentation Générale du @NGED Meeting
CAWTAR (Centre de la femme Arabe pour la formation et la Recherche) et la Banque Mondiale ont organisé le meeting de @NGED (le Network Arabe pour le genre et le développement) qui a eu lieu le 5 et 6 Avril 2008 à Washington DC.L’objet de ce meeting est de réfléchir ensemble à une stratégie afin de disséminer les résultats clés des recherches effectuées dans le cadre du projet GERPA.
Le projet GERPA est une nouvelle initiative menée par CAWTAR avec le soutien de la Banque Mondiale. L’objectif principal de ce programme est de constituer un groupe de travail constitué de « Think Tanks » et d’Instituts de Recherches afin d’amener les recherches sur le genre à constituer à terme une part essentielle des politiques gouvernementales.
Le programme GERPA a été organisé en plusieurs sessions. La première session du programme a permis de choisir un certain nombre de chercheurs
II. Présentation du déroulement du Meeting :
1. Cadre Général du Meeting
Le meeting s’est déroulé dans les locaux de la Banque Mondiale à washington DC. Les chercheurs présents sont venus présenter des recherches qui n’étaient pas encore terminées. Tout l’intérêt résidait dans le fait de les enrichir des commentaires et opinions émises par les personnes présentes.
2. Les participants
Les participants à ce meeting sont venus de plusieurs pays du monde Arabe et Perse. Une trentaine de personnes était présente à ce Meeting. L’assistance était en majorité féminine. Les personnes présentes avaient le profil suivant :
- Chercheurs venus présenter leurs recherches sur les thèmes reliés à la femme.
- Responsables de chambres de femmes chefs d’entreprises dans le monde Arabe
- Chercheurs membres d’organisations internationales telles que les Nations Unies
- Responsables au sein de la Banque Mondiale ayant la charge des Programmes reliés au genre.
3. Présentation des recherches :
Les chercheurs ayant présenté leurs travaux étaient issus essentiellement des pays suivants : Egypte, Liban, Afghanistan, Iran, Maroc, Palestine, Jordanie et Tunisie. Durant les deux jours de meeting, plus de vingt intervenants et chercheurs se sont relayés à la Tribune. Nous avons écouté entre autres les chercheurs suivants :
- Nadia Kobeissi : « Le rôle de la religion dans l’entrepreneuriat féminin dans la région MENA : Obstacles, Potentiels et Prospects futurs »
- Ismail Fofana, Touhami Abdelkader et Rim Chatti : « Stratégie fiscale féminine pour la réduction de la pauvreté dans les pays en voie de développement : Une analyse comparative de l’Algérie, Egypte, Maroc et Tunisie ».
- Asma El Badawy et Ragui Assad : « Analyse des inégalités entre homme et femmes dans le domaine de l’éducation en Egypte »
- Hussain Mohammed Abu Farash : « Les caractéristiques Economiques et sociodémographiques et les problèmes des femmes Jordaniennes chef de familles»
4. Débat autour des recherches
Chaque recherche présentée était suivie d’au moins un quart d’heure de débat. Ces débats étaient très enrichissants et animés. Les recherches présentées s’en sont trouvées enrichies de nouvelles voies de travail et de critiques constructives.
5. Clôture du Meeting :
5.1. Mot de Clôture de Mme Leyla KHAYAT :
Mme Leyla KHAYAT, ancienne Présidente de la CNFCE et de FCEM (Fédération Mondiale des femmes chefs d’entreprise dont Mme KHAYAT a été la première Présidente Tunsienne) et actuellement Vice-Présidente de l’Association Arabe des Femmes chefs d’entreprise, a effectué une très belle intervention où elle a mis en valeur l’expérience Tunisienne fondatrice en matière d’émancipation des femmes et dans laquelle elle a insisté sur la fracture numérique qui doit être évitée. Le nouvel illettrisme numérique est à combattre et ce sont essentiellement les femmes qui en sont touchées.
5.2. Mot de Clôture de Mme Nadereh CHAMLOU, Responsable de problèmes de genre au sein de la Banque Mondiale:
Nadereh CHAMLOU, responsable de la question du genre au sein de la Banque Mondiale, a insisté sur une idée très intéressante : « Il n’est plus nécessaire de parler de la question de la femme dans le sens : « il serait bon de revenir à l’ancien modèle où la femme est à la maison et l’homme travaille ! » car ce n’est plus possible ! il faut donc travailler avec cette donnée du monde moderne où la femme aspire à travailler et avoir les mêmes droits que les hommes ».
Nous sommes dans des sociétés modernes de consommation où les besoins de consommation ont beaucoup augmenté, les femmes sont instruites, elles ont accès à l’information et donc le travail de femme devient nécessaire. Il faut tout faire pour le développer et le faciliter pour le bien de toute la société.
Mme CHAMLOU estime cependant qu’il est difficile de peser sur choix des hommes politiques en faisant valoir la question des femmes lors des négociations avec la Banque Mondiale pour le financement des projets. |